La présente CDN réaffirme l'engagement de l'Algérie dans la lutte contre le changement climatique. Cette ambition est présentée comme un équilibre entre les impératifs de développement socio-économique national et la responsabilité climatique, dans le respect des principes d'équité et de responsabilités communes mais différenciées. L'objectif central de la CDN est une réduction de ses émissions de gaz à effet de serre. L'Algérie s'engage, par ses propres moyens (inconditionnel), à réduire ses émissions de 14% d'ici 2035 par rapport à un scénario tendanciel. Cet effort, qui représente une volonté politique forte, pourra être porté à 31% grâce à un soutien international adéquat en financement, technologie et renforcement des capacités. Le besoin financier total pour cette trajectoire ambitieuse est estimé à 24 milliards de dollars sur la période 2026-2035. Pour y parvenir, la stratégie d'atténuation se concentre sur plusieurs secteurs clés, à savoir: La décarbonation du secteur électrique, avec un objectif de 15 000 MW d'énergies renouvelables (principalement solaire) d'ici 2035; L'efficacité énergétique dans les secteurs résidentiel, industriel et du bâtiment; La mobilité durable, via la promotion du GPL/c, l'introduction des véhicules électriques et le développement des transports en commun; La réduction des émissions fugitives de méthane dans le secteur des hydrocarbures. Parallèlement à l'atténuation, l'adaptation au changement climatique est une priorité nationale absolue. Face à la sécheresse, au stress hydrique, à la désertification et aux événements climatiques extrêmes, le pays a identifié des actions concrètes pour renforcer sa résilience dans les secteurs de l'eau, de l'agriculture, des forêts, de la santé, des infrastructures et de la gestion des risques. Les besoins financiers annuels pour l'adaptation sont évalués à environ 1,1 milliard de dollars, soulignant l'importance cruciale d'un appui international renforcé. L'Algérie appelle également à l'opérationnalisation rapide du fonds dédié aux pertes et préjudices, dont elle subit déjà les effets. Enfin, l'Algérie s'engage à renforcer la transparence de ses actions, ayant déjà soumis son premier Rapport Biennal de Transparence (BTR1) en 2024 et poursuivant le développement de son système national de suivi (MRV). La gouvernance climatique est assurée par une coordination interinstitutionnelle solide, pilotée par le Comité National Climat. En définitive, l'Algérie se positionne comme un acteur engagé, prêt à contribuer à l'effort mondial, mais réaffirme que l'ampleur de sa contribution est indissociable de la solidarité internationale.
Algeria · 2026-03-01