Document de Politique du Ministère de l’élevage des pêches et des industries animales (MINEPIA), 2013.

Pour remédier aux problèmes qui minent les secteurs de l’élevage; des pêches et de l’aquaculture; et de la production animale, le Cameroun, en 2013, a élaboré son Document de Politique du Ministère de l’élevage des pêches et des industries animales. Cette Politique vise à améliorer la compétitivité des différentes filières de l’élevage et des pêches et accroître les productions animales et halieutiques. Pour atteindre cet objectif, la politique de développement du secteur de l’élevage s’articule autour de trois principaux axes que sont: l’amélioration de la productivité et la compétitivité des filières (Axe 1); le développement institutionnel et le renforcement des capacités des acteurs (Axe 2); et la gestion durable des ressources naturelles (Axe 3). Ces axes sont de manière opérationnelle, déclinés en sept domaines d’intervention. Pour remédier à l’insécurité alimentaire et nutritionnelle et combattre la pénurie alimentaire, le Document de Politique du Ministère de l’élevage des pêches et des industries animales vise essentiellement, à augmenter la production de viande, d’œufs et de lait dans le but de satisfaire les besoins des populations en protéines animales à partir de la production nationale. Dans le cadre d’une agriculture, d’une sylviculture et d’une pêche plus productive et plus durable, le Document de Politique entend promouvoir un tissu industriel en matière de productions animales (abattoirs industriels, chaînes de froid, chaînes de transformation des viandes, laiteries, tanneries, etc.) et d’autre part de donner une plus-value supplémentaire aux productions animales. Concernant la réduction de la pauvreté rurale, le Document de Politique du Ministère de l’élevage des pêches et des industries animales vise à accroître les revenus des producteurs, notamment les plus pauvres. Au niveau des systèmes agricoles et alimentaires plus inclusifs et efficaces, la politique prévoit mettre en place un tissu industriel en matière de productions animales (abattoirs industriels, chaînes de froid, chaînes de transformation des viandes, laiteries, tanneries, etc.) et d’autre part de donner une plus-value supplémentaire aux productions animales. A cet effet, il s’agit: de promouvoir une connaissance approfondie aux différentes productions (viande, lait, cuirs et peaux, etc.); d’identifier et développer avec la recherche, toutes les technologies simples de transformation et de conservation des produits animaux (salaison, séchage, fumage, etc.) en vue de leur vulgarisation auprès des promoteurs éventuels; d’encourager les promoteurs des projets dans le domaine des industries animales; d’encourager la mise en place des petites unités de transformation (laiteries, fromageries, charcuteries, etc.); de promouvoir la démarche qualité dans les industries animales. Par ailleurs, la politique entend promouvoir l’amélioration de la vulgarisation pastorale. S’agissant de l’amélioration de la résilience des moyens de subsistance face aux menaces et crises ayant des répercussions sur l’agriculture, cette politique va mettre l’accent sur le contrôle des «grandes épizooties» du bétail, des programmes d’assainissement des pâturages infestés de glossiens, et le programme zoo sanitaire spécial destiné aux volailles et aux petits ruminants. Par ailleurs, elle va focaliser ses actions sur l’assainissement des pâturages infectés de glossine dans l’Adamaoua et la lutte zoo sanitaire spéciale destinée aux petits ruminants dans le centre et le sud. Dans le cadre de la gouvernance, elle prévoit le renforcement des institutions professionnelles. Par ailleurs, elle entend développer le secteur privé dans le domaine de la fourniture de services aux producteurs (la privatisation des services de santé animale et de la profession vétérinaire; les crédits à l’implantation des professionnels de la fourniture de service aux producteurs; le recouvrement complet des coûts des services rendus en matière de santé animale).

Camerún · 2013-03-01