La note de politique du Comité belge de coordination de la politique antibiotique (BAPCOC) pour la période 2014-2019 considère la résistance antimicrobienne et les infections associées aux soins comme des risques importants pour la santé publique. Elle explique que la résistance croissante aux antibiotiques menace la sécurité des patients, augmente les coûts et la durée des hospitalisations, et met en danger des traitements médicaux essentiels comme la chirurgie, les traitements contre le cancer et les transplantations. Le document s’appuie sur des données belges et internationales et adopte l’approche « One Health », qui reconnaît le lien entre l’usage des antibiotiques et la résistance en médecine humaine et vétérinaire. Il souligne aussi la nécessité d’une meilleure coordination entre les secteurs et d’un système de soins qui valorise davantage la qualité et la sécurité. La note analyse la consommation d’antibiotiques et les niveaux de résistance dans les hôpitaux, les soins ambulatoires, les établissements de long séjour et la médecine vétérinaire. Malgré certains progrès, l’utilisation des antibiotiques reste élevée en Belgique. Pour y répondre, le BAPCOC fixe des objectifs chiffrés de réduction et définit des actions concrètes. Celles-ci comprennent le renforcement de la gestion de l’antibiothérapie dans les hôpitaux, le suivi des bactéries multirésistantes, l’amélioration de l’hygiène hospitalière et la prévention des infections. Le document prévoit également des indicateurs de qualité, des recommandations nationales, des campagnes de sensibilisation, la formation des professionnels de santé et une collaboration étroite avec l’AMCRA pour la médecine vétérinaire. L’objectif général est de réduire l’usage inapproprié des antibiotiques et de limiter durablement la résistance.
Bélgica · 2014-01-01