Face à la régression de la couverture forestière due à l’exploitation agricole, exploitation forestières illégale et au braconnage, mais surtout dans le souci d’assurer une gestion optimale des ressources forestières sur les plans écologique, social, biologique, culturel et économique, la Côte d’Ivoire s’est dotée d’une politique nationale forestière (PF), fondée sur les principes d’utilité publique des terres; de propriété des ressources; de réglementation de l’utilisation des ressources forestières; de reconstitution des ressources forestières; et de principe de gestion participative. L’objectif de cette politique est de mettre en place un système de gestion qui permet de reconstituer, de préserver et de valoriser de façon durable le patrimoine forestier de la Côte d’Ivoire. Spécifiquement, il s’agit d’asseoir une base solide de gestion durable de la forêt et de ses ressources; doter le domaine forestier d’un système de bonne gouvernance; rendre pérenne le système de financement du secteur forestier; optimiser la gestion des forêts classées et des parcs nationaux et réserves, et de susciter la gestion durable du domaine rural auprès des propriétaires publics et privés. Cette Politique, dernière tranche quinquennale du Plan Directeur Forestier (PDF), est axée autour des stratégies et actions relatives à la gestion durable de la forêt; à l’application de la bonne gouvernance; au financement pérenne de la forêt; à l’optimisation de la gestion du domaine de l’Etat; à la gestion durable du domaine rural et au développement de la recherche forestière. Pour rendre l’agriculture, la foresterie et la pêche plus productives et plus durables, la politique nationale (PF) prévoit promouvoir la gestion durable des ressources naturelles du domaine rural auprès des propriétaires publics et privés. Il s’agit notamment de mettre en place un environnement socioéconomique favorable à l’intégration de l’arbre dans le système de production agricole en instaurant des systèmes agroforestiers adaptés en vue de réduire la destruction des forêts dans le domaine rural. En outre, le plan envisage vulgariser la gestion contractuelle des occupations agricoles en forêts classées par la définition du dispositif réglementaire; diffuser des techniques agricoles éprouvées en matière de valorisation des terres non forestières; faire une étude économique comparative des reboisements et des spéculations agricoles. Enfin, la politique nationale forestière prévoit asseoir une base solide de gestion durable de la forêt et de ses ressources par mise en place d’un mécanisme de gestion durable; d’un programme de gestion durable de la chasse d’un dispositif de suivi et de gestion de la faune, puis la mise en œuvre d’activités alternatives d’appui à la gestion de la faune, l’encouragement des activités en faveur de la conservation des ressources forestières; et la promotion des modes de consommation d’énergie domestique moins dommageable à l’environnement forestier. S’agissant de la gouvernance, la PF envisage, d’une part, le renforcement de l’autorité de l’Etat; l’amélioration du système d’information du secteur forestier; le renforcement des capacités opérationnelles des structures de mise en œuvre de la politique forestière; l’amélioration du système de gestion des ressources humaines; le renforcement de la formation du personnel; la mise en œuvre d’une action globale d’Information-Education; Communication (IEC), de Communication pour le changement de comportement (CCC); la promotion du métier de forestier au sein de la population; l’implication des populations dans le développement des services environnementaux susceptibles d’améliorer leur revenu et leur condition de vie; d’autre part, elle prévoit la création d’un fonds forestier national par la sollicitation de l’apport des partenaires au développement nationaux et internationaux; et le renforcement des mécanismes de financement durable des parcs et réserves. Le cadre institutionnel et réglementaire du suivi évaluation est défini par le décret n°2007-568 du 10 août 2007 portant attributions et organisation du ministère de l’Environnement, des Eaux et Forêts. Les missions assignées à la Direction des Etudes, de la Planification et de l’Evaluation (DEPE) lui confèrent la responsabilité de coordonner les actions nécessaires et d’évaluer la mise en œuvre de la Politique Forestière.
Кот-д'Ивуар · 2010-01-01