Le présent Programme d’Action Stratégique pour le Bassin du Lac Tchad est un document sectoriel de Cameroun, Centrafrique, Tchad, Niger et Nigeria à portée internationale qui a pour objectifs principaux d’une Région du Lac Tchad où les Autorités régionales et nationales acceptent des responsabilités pour la conservation des eaux douces, des écosystèmes et de la biodiversité, et pour une gestion intégrée et judicieuse du bassin en vue d’un développement durable ; et une région du Lac Tchad où chaque Etat membre a un accès équitable aux ressources en eau saine et suffisante pour satisfaire ses besoins et ses droits, et conserver ses ressources en eau douce, son écosystème et sa biodiversité. Plus précisément, le Programme vise à développer et initier l’exécution des stratégies de gestion de l'eau de surface ; évaluer les connaissances actuelles sur la disponibilité, l'écoulement et la qualité de l'eau de surface, y compris son interaction avec le Lac Tchad ; réviser le cadre légal et institutionnel pour la gestion de l’eau de surface et effectuer des ajustements pour refléter les besoins actuels, si nécessaires ; concevoir un programme régional des mesures concernant la gestion de l’eau de surface ; effectuer une démonstration sur une gestion saine de l’eau de surface ; renforcer les dispositifs (réseaux) d’observations des eaux de surface et de pluies ; élaborer et initier l'exécution des stratégies de gestion des eaux souterraines ; évaluer les connaissances actuelles sur la disponibilité, l'écoulement et la qualité des eaux souterraines, y compris leur interaction avec le Lac Tchad ; réviser le cadre légal et institutionnel pour la gestion des eaux souterraines et faire des ajustements pour refléter les besoins courants, si nécessaires ; concevoir un programme régional des mesures concernant la gestion des eaux souterraines ; effectuer une démonstration sur la gestion saine des eaux souterraines ; renforcer les réseaux d’observations des eaux souterraines ; développer des stratégies régionales de réduction de la pollution de l'eau ; entreprendre une évaluation complète des sources de pollution de l’eau de surface et souterraine dans le Bassin du Lac Tchad ; faire une évaluation complète des lois et règlements relatifs à la gestion de pollution et proposer des textes harmonisés ; faire des recommandations sur l'harmonisation des décharges et émissions polluantes, et les normes de la qualité de l'eau ; élaborer et présenter des instruments économiques pour encourager la réduction du taux de pollution ; réduire les déchets non traitées à partir des sources municipales ; élaborer un programme régional POP/PTS à coordonner avec les activités liées au POP dans les états signataires de la Convention de Stockholm ; entreprendre une évaluation complète des environnements aquatiques et terrestres contaminées et élaborer un plan d'action régional pour restaurer les zones de pollution identifiées ; mettre en application au niveau régional un programme de suivi et de contrôle de la qualité de l'eau ; élaborer et mettre en application un programme de contrôle régional de la qualité de l'eau de surface axé sur les contaminants et les zones critiques ; élaborer et mettre en application un programme de contrôle régional de la qualité de l’eau souterraine axé sur les contaminants et les zones critiques ; produire un rapport sur le niveau des contaminants dans le Bassin du Lac Tchad tous les trois ans, et faire des propositions pour des actions réparatrices ; renforcer les réseaux d’observation sur la qualité de l’eau (ex. à travers la mise sur pied d’un observatoire terrestre) ; encourager la recherche et la coopération au niveau régional et international entre les spécialistes de l'eau ; mettre en place un réseau régional pour les spécialistes de l'eau, incluant les chercheurs dans les milieux universitaires, les organismes gouvernementaux et les O.N.G. ; encourager la collaboration dans les recherches entre les centres régionaux d'expertise et les organismes et instituts internationaux ; instituer l'utilisation et la gestion durable des écosystèmes lacustres et fluviaux ; renforcer les réglementations nationales sur la planification et la gestion des écosystèmes lacustres et fluviaux ; renforcer les capacités techniques de planification au niveau des autorités locales et municipales et introduire des instruments économiques visant à promouvoir l'utilisation rationnelle des ressources naturelles ; développer des bases de données régionales comprenant le SIG pour la planification et la gestion de l’environnement ; développer les grandes lignes régionales de planification et gestion de l’environnement, et entreprendre un projet pilote dans chaque Etat membre de la CBLT ; élaborer des projets pilotes d'écotourisme basés sur les modèles existants et réussis sous d’autres cieux ; promouvoir des pratiques agro-pastorales écologiquement saines dans le Bassin du Lac Tchad ; capitaliser et promouvoir les meilleures pratiques agricoles traditionnelles respectueuses de l’environnement basées sur la gestion de la fertilité des sols et l’utilisation des bio-pesticides ; établir et promouvoir les meilleures pratiques pour l'utilisation rationnelle de produits chimiques selon les zones agro-écologiques ; démontrer par des projets pilotes les pratiques agro-pastorales écologiquement saines telles que la conservation des sols, la création de zones de protection des eaux de surface et souterraines, l'utilisation d’engrais naturel et variétés résistantes, l’élevage intensif ; capitaliser et promouvoir les meilleures pratiques pastorales respectueuses de l’environnement ; combattre l'eutrophisation dans les zones sensibles par un contrôle de la contamination des sols et de l’eau par l'agriculture et autres sources nutritives ; mettre sur pied un système d’information sur les sols pour une meilleure planification des activités agricoles ; promouvoir la gestion durable des ressources halieutiques ; élaborer et mettre en œuvre un Accord régional sur la Pêche dans le cadre de la Convention du Bassin du Lac Tchad ; renforcer davantage la coopération régionale en matière de pêche par l’élaboration d'une stratégie régionale de gestion intégrée ; améliorer la productivité des ressources halieutiques ; améliorer les moyens d’existence des communautés riveraines afin de réduire leur dépendance des pratiques non durables de pêche ; promouvoir des méthodes plus sélectives de pêche et l'aquaculture ; promouvoir des sources de revenues alternatives et l’adoption de moyens d’existence durables pour les communautés de pêcheurs ; promouvoir la gestion durable des ressources ligneuses, des PFNL et des productions pastorales ; promouvoir une stratégie d’approvisionnement en bois – énergie ; valoriser les PFNL (gomme arabique, Plantes médicinales, aromatiques, pesticides, etc.) et organisation de la filière commerciale ; promouvoir le reboisement par le Jatropha et l’étude de la filière de bio-carburant ; appuyer la création des forêts communautaires et leur gestion ; promouvoir et valoriser les espèces et variétés précieuses (Kouri, Algue bleu) ; développer l’éco-tourisme ; développer la culture fourragère ; aménager les zones de transhumance ; identifier des nouvelles zones de transhumance ; aménager les couloirs de transhumance et les aires de pâturages ; adapter et harmoniser les textes sur la réglementation de la transhumance ; inverser la tendance à la dégradation de la biodiversité ; accroître la collaboration régionale pour une protection renforcée de la biodiversité ; élaborer et adopter un Protocole d’Accord sur la Biodiversité dans le cadre de la Convention du Bassin du Lac Tchad ; établir un système régional de contrôle de la biodiversité ; développer un programme de recherche international sur les questions liées à la biodiversité du Bassin du Lac Tchad ; harmoniser les textes réglementaires et législatifs sur la conservation de la biodiversité et créer un cadre de concertation transfrontalière permanent ; développer une méthodologie commune de conduire les EIE dans tous les pays du Bassin du Lac Tchad ; mettre en place un réseau sous régional d’échange d’expériences basé sur un observatoire de suivi écologique de la biodiversité dans le bassin du lac Tchad ; promouvoir la création et appuyer la gestion durable des aires protégées transfrontalières et procéder à leur cartographie ; encourager la mise en œuvre des corridors d’échanges biologiques ; préserver ou reconstituer les espèces menacées et/ou disparues à un niveau viable ; lutter contre les espèces envahissantes et leurs effets négatifs ; lutter contre la désertification ; lutter contre le déboisement ; identifier et r
2008-06-11