Pour combattre la malnutrition et compte tenu des Objectifs de Développement du Millénaire auxquels a souscrit le gouvernement malgache et afin d’assurer un développement rapide et durable, Madagascar, dans le cadre du DSRP, a mis en place une politique nationale de la nutrition qui a été réalisée d’une façon multisectorielle. Le but de la politique est d’assuré le droit de la population Malgache à une nutrition adéquate en vue d’améliorer la survie des enfants et de les permettre un développement maximal de leurs potentialités physiques et intellectuelles ainsi que de promouvoir la santé et le bien-être des mères et des adultes. Globalement, la politique vise d’ici 2015 de: (i) réduire de moitié la prévalence de la malnutrition chronique (poids/taille<-2ET) chez les enfants de moins de 5 ans c’est-à-dire de 50% à 25%, (ii) contribuer à la réduction de la mortalité des enfants de moins de 5 ans de 156 à 111 pour 1000 naissances vivantes. Spécifiquement, la politique vise d’ici l’an 2015 de: (i) réduire de moitié la prévalence de l’insuffisance pondérale (poids/âge<-2ET) chez les enfants de moins de 5 ans de 40% (EPM 2000) à 20%, (ii) réduire de moitié la prévalence de la malnutrition aiguë (poids/taille<-2ET) chez les enfants de moins de 5 ans; (iii) réduire de trois-quarts la malnutrition aiguë sévère (poids/taille<-3ET) chez les enfants de moins de 5 ans, (iv) réduire de moitié la prévalence de l’insuffisance de poids à la naissance, (v) augmenter le taux d’allaitement maternel exclusif jusqu’à 6 mois de 50% à 90% et maintenir le taux d’allaitement maternel jusqu’à 2 ans et au-delà à plus de 95%, (vi) réduire de moitié la proportion de la population victime de l’insécurité alimentaire, c à d n’atteignant pas le niveau minimum d’apport calorique de 2.300 kilocalories par personne par jour - c’est-à-dire de 65% à 30%. D’ici l’an 2010, (vii) éliminer virtuellement l’avitaminose A chez les enfants de moins de 5 ans, (viii) réduire de moitié l’anémie ferriprive chez les enfants de moins de 5 ans (de 67% à 30%), les enfants d’âge scolaire, et chez les femmes enceintes (de 44% à 20%) d’ici l’an 2005. Pour remédier à l’insécurité alimentaire et nutritionnelle et combattre la pénurie alimentaire, la politique comprend un certain nombre des stratégies notamment, l’intervention de nutrition au niveau communautaire qui envisage les activités suivantes: (i) consolidation et extension des interventions au niveau communautaire à tous les Fivondronana au niveau national aussi bien en zones rurales qu'urbaines, les communes plus vulnérables devant être couvertes, tout en assurant une répartition spatiale équitable des interventions, (ii) mise en œuvre des stratégies spécifiques de lutte contre la MPE et les carences en micronutriments dans les sites communautaires, (iii) convergence des programmes agricole/pêche/élevage en vue d’améliorer la sécurité alimentaire des ménages surtout pendant la période de soudure (iv) promotion du développement intégral du jeune enfant en intégrant les activités de développement psychosocial de l’enfant aux activités nutritionnelles, (iv) convergence des actions entreprises dans le cadre du DSRP, la Politique de Protection Sociale ou autres programmes de développement. De plus, la politique envisage également une stratégie d’amélioration de la sécurité alimentaire des ménages dont les activités se concentrerons sur: (i) le ciblage conjoint des zones d’interventions en nutrition communautaire et programmes de développement rural, (ii) appui des services de vulgarisation agricole/élevage/pêche à tous les sites de nutrition communautaire (surtout en zones rurales et zones d’insécurité alimentaire), y compris l’encadrement des agents communautaire par les agents de vulgarisation, et la vulgarisation des «Guides Référentielles» en matière de petite production, transformation et stockage, notamment en vue d’atténuer la soudure, (iii) amélioration et diversification de la production et la productivité agricole vivrière dans les sites de nutrition communautaire, surtout dans les zones d’insécurité alimentaire (vivres, jardins potager et fruitier, pisciculture, petit élevage) et renforcement des marchés locaux, (iv) diversification et amélioration de l’utilisation des aliments au niveau des ménages, (v) promotion du concept de sécurité alimentaire à travers la création des jardins potagers au niveau des écoles et incitation de chaque élève à cultiver un arbre fruitier chez eux, avec l’appui des services agricoles. En ce qui concerne la réduction de la pauvreté rural, les stratégies de la politique se focaliseront également sur la promotion des activités génératrices de revenu, du mutuel d’épargne et de crédit, des petits investissements en zones rurales, l’accès des producteurs aux facteurs de production ainsi que le partenariat entre groupements de producteurs et le secteur privé. Dans le cadre de la gouvernance, l’Office National de Nutrition (ONN) est chargé de la mise en œuvre de la Politique Nationale de Nutrition, de la coordination technique, du suivi et évaluation, recherche et développement, temporelle et spatiale des activités spécifiques de nutrition menées par les différentes agences de mise en œuvre.
马达加斯加 · 2004-01-01