Face à la malnutrition chronique, le Burkina Faso a élaboré le Plan Stratégique Nutrition 2010-2015 qui découle du Cadre stratégique de lutte contre la pauvreté (CSLP, 2006-2010) et dans la Politique sanitaire nationale (PSN, 2001-2010). Le Plan stratégique nutrition vise à contribuer à l’amélioration de l’état nutritionnel des populations du Burkina Faso d’ici 2015. Spécifiquement, il vise à réduire la prévalence de l’insuffisance pondérale de 38% à 25% chez les enfants de moins de 5 ans d’ici 2015; renforcer la lutte contre les carences en micronutriments (iode, fer, vitamine A) d’ici 2015; renforcer la lutte contre les maladies chroniques non transmissibles liées à la nutrition d’ici 2015; améliorer l’offre de services en matière de nutrition dans les formations sanitaires d’ici 2015; renforcer l’offre de services à base communautaire en matière de nutrition d’ici 2015; améliorer la coordination intra-sectorielle et la collaboration intersectorielle en matière de nutrition d’ici 2015. Pour atteindre ces objectifs, le Plan Stratégique Nutrition fixe plusieurs stratégies par objectif spécifique. Pour remédier à la malnutrition, le Plan stratégique nutrition prévoit renforcer la lutte contre les carences en micronutriments d’ici 2015. Il s’agit essentiellement de fournir une supplémentation en micronutriments; et promouvoir un enrichissement des aliments en micronutriments. S’agissant de l’amélioration de la résilience des moyens de subsistance face aux menaces et crises ayant des répercussions sur l’agriculture, ce plan propose le dépistage et prise en charge des maladies chroniques non transmissibles liées à la nutrition; et la promotion de bonnes habitudes alimentaires et de modes de vie sains. Ceci consistera notamment à l’élaboration d’un projet de prévention et de contrôle des maladies chroniques non transmissibles liés à la nutrition; à l’élaboration d’un guide pour la prise en charge diététique des maladies chroniques non transmissibles basée sur l’utilisation d’aliments locaux et de techniques culinaires adaptées ; et à la mise au point d’un système d’équivalence entre le poids des aliments et leur volume afin de faciliter la prescription et la pratique diététique ; renforcement des capacités opérationnelles des communautés y compris les collectivités locales; développement et mise en place de service à base communautaire ; mise en œuvre du PMA nutrition dans les structures d’offre de soins ; renforcement des capacités opérationnelles des différents niveaux de la pyramide sanitaire. Dans le cadre de la gouvernance, le Plan stratégique nutrition prévoit le renforcement du fonctionnement des cadres de concertation tant au niveau de la coordination intra-sectorielle, que de la collaboration intersectorielle en matière de nutrition; et le suivi des activités des ONG et associations.
布基纳法索 · 2010-01-01