Plan Stratégique du CILSS à l’Horizon 2050

Le présent Plan Stratégique du CILSS à l’Horizon 2050 est un document multisectoriel du Comité permanent Inter-États de Lutte contre la Sécheresse dans le Sahel (CILSS) à portée internationale qui a pour vision de : à l’horizon 2050, le savoir-faire technique et scientifique du CILSS pleinement déployé contribuant au bien-être des populations sahéliennes et ouest-africaines. Plus précisément, le Plan vise à assurer une sécurité alimentaire et nutritionnelle durable dans les pays de l’Afrique de l’Ouest et du Sahel ; contribuer à la gestion durable des ressources naturelles et à l’atténuation des effets du changement climatique en Afrique de l’Ouest et au Sahel ; renforcer les capacités et/ou les techniques et/ou les politiques en matière de gestion durable de l’eau en Afrique de l’Ouest et au Sahel ; optimiser les échanges intrarégionaux et la transformation des produits agro-sylvo-pastoraux et halieutiques pour le bénéfice des populations ; assurer l’intégration des variables démographiques, du genre et du dividende démographique dans les stratégies, politiques, programmes et projets du CILSS et de ses États membres ; et accroître la performance de la gouvernance institutionnelle et organisationnelle du CILSS. De par son statut et son mandat, le CILSS a pour missions de : a. contribuer à la réalisation de la sécurité alimentaire et nutritionnelle et à une meilleure gestion des ressources naturelles des zones sahéliennes et soudano-sahéliennes (gestion durable des terres/biodiversité) pour un développement durable de la région ; b. appuyer et accompagner les États membres dans la formulation, l’analyse, l’harmonisation et la mise en œuvre des politiques, stratégies et programmes agricoles, de sécurité alimentaire et nutritionnelle, de lutte contre les effets du changement climatique et dans le domaine de la maîtrise de l’eau ; c. coordonner aux plans sous régional et régional l’ensemble des réflexions et actions menées pour maîtriser : (i) les contraintes démographiques qui entravent la croissance économique et la sécurité alimentaire et nutritionnelle durables, (ii) les migrations, et pour promouvoir, (iii) l’emploi des jeunes, (iv) le genre, l’autonomisation des femmes et le dividende démographique ; d. contribuer à renforcer la coopération entre les États membres dans leurs efforts communs de lutte contre l’insécurité alimentaire et nutritionnelle et les effets de la sécheresse et du changement climatique ; e. appuyer les États membres dans la mise en œuvre des réglementations régionales sur les intrants agricoles (pesticides, semences et engrais) et la prévention des risques liés à l’utilisation de la biotechnologie moderne ; f. développer et mettre en œuvre des actions visant à améliorer le commerce et les échanges intrarégionaux des produits agro-sylvo-pastoraux et halieutiques ; g. développer et appuyer la mise en œuvre dans les pays des actions de maîtrise de l’eau pour le développement de l’irrigation et la satisfaction des besoins pastoraux et domestiques ; h. promouvoir la capitalisation et la diffusion des (bonnes pratiques) expériences et des acquis dans les domaines de la Sécurité Alimentaire et Nutritionnelle (SAN), de la Gestion des Ressources Naturelles et le Changement Climatique (GRN/CC), de la maîtrise de l’eau, du commerce régional et de la population, du genre et du dividende démographique ; i. appuyer les États dans le renforcement des systèmes d’information, afin d’informer, de sensibiliser et surtout de permettre la prise de décision dans les domaines de la Sécurité Alimentaire et Nutritionnelle, de la Gestion des Ressources Naturelles et le Changement Climatique, des marchés, de la maîtrise de l’eau et les questions de population, genre et dividende démographique par les États membres et la Communauté Internationale ; j. accompagner et renforcer les capacités des États membres dans les prévisions météorologiques, climatiques, hydrologiques, agro-météorologiques et démographiques pour la réduction des risques de catastrophe et à travers des formations diplômantes et continues dans ses domaines d’intervention ; k. accompagner les pays côtiers dans la prise en compte des thématiques qui leur sont spécifiques ; l. accompagner et superviser les actions spécifiques de coopération et d’échanges entre les pays membres en matière de développement rural.

2022-10-01